Vous fuyez les désaccords ? C’est normal, votre cerveau s'économise...
Il est rare d’aimer se faire contredire. La majorité d’entre nous préférons avoir une discussion harmonieuse avec quelqu’un qui ne vient pas remettre en question frontalement ce qu’on dit. Et il y a une raison bien scientifique pour expliquer cela. Pour comprendre, il faut ouvrir notre boîte crânienne…
Être en désaccord coûte cher sur le plan cognitif
Une récente étude en neurosciences (2021) a démontré que lorsque l’on est en désaccord avec quelqu’un (dans le cadre d’une discussion en face-à-face), le cerveau est beaucoup plus sollicité sur le plan cognitif que lorsque l’on est d’accord avec son interlocuteur. Dans ce dernier cas, les deux cerveaux font naturellement une sorte de synchronisation.
C’est grâce à la spectroscopie proche infrarouge fonctionnelle (fNIRS) que les chercheurs ont pu parvenir à cette conclusion. Cette technique a permis de scruter en temps réel ce qui se passait dans les cerveaux des participants pendant des discussions où ils étaient soit d’accord, soit en désaccord.
Ne pas être d’accord = forte mobilisation cognitive
Quand nous somme en désaccord avec quelqu’un, notre comportement change. Nous parlons avec plus d’énergie, le nombre de syllabes que nous utilisons augmente et notre cerveau mobilise plus de régions cérébrales qu’en cas d’accord.
Quand on se retrouve dans une discussion enflammée, on assiste à une véritable mobilisation cognitive : le cortex préfrontal dorsolatéral, le gyrus supramarginal, l’angular gyrus et le gyrus temporal supérieur sont sollicités.
Être d’accord = harmonie cérébrale
À l’inverse, quand nous entretenons une discussion avec quelqu’un qui exprime une opinion similaire à la nôtre, notre cerveau se met littéralement en harmonie avec celui de la personne en face de nous. Les chercheurs parlent même d’une synchronisation (cohérence) entre certaines zones des deux cerveaux. C’est comme s’ils « se mettaient sur la même longueur d’onde ».
Évitons-nous les conflits à cause notre cerveau ?
Dire « non » coûte plus cher à votre cerveau et engage plus de régions cérébrales associées à des processus cognitifs plus complexe. Concrètement, cela implique une plus grande charge cognitive et donc, dans une certaine mesure, une dépense énergétique plus grande.
Rappelons que le cerveau consomme beaucoup d’énergie pour fonctionner, environ 20 % de l’énergie corporelle. En cas d’effort cognitif intense (une conversation houleuse dans laquelle on cherche à convaincre), on observe que la consommation d’oxygène et de glucose augmentent.
Sachant que notre cerveau est optimisé pour être efficace sur le plan énergétique et qu’être en désaccord avec quelqu’un coûte plus qu’être en d’accord avec cette personne, il semble logique que l’on privilégie, dans une certaine mesure, les conversations avec les gens qui ont le même avis que nous.
Cela peut vous intéresser : Autophagie : découvrez le plus puissant mécanisme de recyclage de votre corps, 10 ans après le prix Nobel de physiologie / médecine.
Pour nous suivre: Facebook, X, Instagram, TikTok, YouTube.
☕ Pour soutenir notre travail 🙏 : https://buymeacoffee.com/fragmentsdeverites
bc1q4cr7wug00qynly4wa8wh887uk30k6ft6kv39mq









