Fragments de Vérités
Bon alors, Fragments de Vérités, c’est quoi exactement ? La réponse à cette question en ce samedi 29 novembre 2025 est simple : une page Substack… dont voici le premier article.
Certes, les comptes X, Instagram et TikTok ont déjà été créés, mais ils ne sont pour le moment que des coquilles vides. Même chose pour la chaîne YouTube qui n’héberge pour l’heure aucun contenu.
Les réseaux sociaux mentionnés ci-dessus seront essentiellement alimentés à partir des articles produits sur la page Substack. L’écrit sera donc à la base de notre travail.
Fragments de Vérités présentera des faits (historiques, scientifiques, médiatiques, sociologiques) qui ont été oubliés, trop peu mis en lumière ou parfois même, osons le dire, dissimulés à dessein.
Mais Fragments de Vérités empruntera aussi parfois des chemins de traverse, vous savez, le genre de pistes très peu fréquentées où poussent des théories (anciennes ou modernes) allant à l’encontre de la doxa et des paradigmes en place, dûment validés par le sacro-saint consensus.
Pourquoi des fragments ?
Eh bien, voici l’explication. Pour paraphraser le célèbre adage, nous pensons que la Vérité est comme un miroir brisé dont chacun détient un morceau en croyant (abusivement) en posséder l’entièreté.
C’est pour cette raison que nous parlons de Fragments de Vérités (volontairement au pluriel). La complexité du réel nous invite en effet à beaucoup de prudence, quel que soit le sujet abordé.
Le but de notre travail n’est donc pas d’affirmer les choses, mais simplement de les présenter en sachant très bien que ce ne sera que NOTRE fragment de Vérité sur cette chose que nous posons sur la table. Tout ce qui sera écrit ou mis en image sur les différentes plateformes où sera diffusé le contenu de Fragments de Vérités pourra et devra être passé au tamis de l’esprit critique de chacun.
Nous croyons beaucoup aux vertus de l’autonomisation de la pensée.
Vers la fin de la transcendance informationnelle
Pendant très longtemps, la façon dont s’est diffusée l’Information, au sens le plus large, a été majoritairement du haut vers le bas. C’est ce qu’on appelle la communication descendante (downward communication).
Cette manière de transmettre est cependant en pleine évolution depuis l’arrivée des réseaux sociaux. Ainsi, le caractère centralisé du diffuseur de l’information évolue pour devenir décentralisé, à la manière d’un réseau de crypto-monnaies décentralisé comme celui du Bitcoin.
Concrètement, le savoir circule autrement et les façons dont on peut y accéder sont nombreuses.
Chacun peut évidemment adopter une position passive et « prendre la becquée » des médias dominants sans chercher à savoir si les informations dont ils se nourrissent sont fraîches, brutes ou orientées idéologiquement. (NdlR : un simple coup d’œil dans le rétroviseur de l’Histoire nous indique immédiatement que la propagande médiatique est tout sauf une spéculation hasardeuse. Les exemples sont nombreux, nous en présenterons d’ailleurs certains).
Cette transcendance informationnelle qui donne aux médias le statut de Dieu le Père est donc en train de perdre de sa superbe, pour ne pas dire se casser la gueule. S’il y a quelques années encore, il n’y avait pas d’autres choix que de croire sur parole tout ce que disaient les médias, les institutions gouvernementales et, plus largement, les détenteurs du savoir officiel, il est aujourd’hui beaucoup plus facile de faire jouer son esprit critique et d’aller vérifier la qualité des fragments de Vérités qui nous sont présentés pour peu que l’on sache comment chercher et surtout OÙ chercher.
Le retour des citoyens ?
N’importe qui possédant un téléphone intelligent et un accès à internet peut aujourd’hui non seulement vérifier l’authenticité d’une information, mais aussi en transmettre lui-même.
Comment ? Tout simplement en étant le témoin d’un événement, comme le furent les habitants de Beyrouth qui filmèrent l’explosion qui eut lieu dans le port de la ville le 4 août 2020. Chacun a le potentiel de devenir un témoin privilégié, sur le terrain, c’est le premier pas vers le statut de journaliste-citoyen si l’on considère que le rôle premier d’un journaliste est de témoigner.
La fonctionnalité permettant de diffuser en direct offerte par certaines plateformes Facebook permet même de témoigner en temps réel de ce que l’on voit. Adieu le filtre du montage, de la sélection des informations et du cadrage (framing) journalistique qui permettait à toutes les rédactions du monde de choisir une façon de présenter une information.
Ce nouveau paradigme informationnel que l’on peut désormais qualifier de réticulaire possède cependant des limites. Le fait de pouvoir facilement accéder à des milliers de sources internationales et d’être capable de diffuser une information à travers la planète en un clic n’empêchent pas d’être confronté aux écueils traditionnels.
En effet, si la source de la nouvelle n’est pas fiable et qu’un travail de vérification minimal n’a pas été mené par le journaliste-citoyen, le résultat ne pourra être rien d’autre que de la désinformation. Nul ne devrait faire l’économie d’une certaine rigueur quand vient le temps de relayer des choses sur internet.
Ne pas faire un travail de vérification de base revient à participer d’une sorte d’entropie désinformationnelle, ce qui n’est évidemment pas souhaitable si l’on chérit la Vérité ou plutôt devrais-je écrire LES Vérités.
L’emploi du pluriel est préférable selon nous car il invite à ne pas être définitif. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » dit-on avec sagesse.
Et il est vrai que la Vérité est plus souvent qu’à son tour fragmentaire quand on aborde certains sujets et certaines disciplines. L’indiscutable « 2 + 2 = 4 » des sciences mathématiques ne trouve pas d’équivalent dans les sciences dites molles comme l’Histoire. La question « Pourquoi la Révolution française de 1789 a-t-elle eu lieu ? » n’appelle pas qu’une seule réponse car la solution, pour utiliser un mot emprunté aux sciences dures, est multifactorielle. Chaque historien qui a étudié ce fait historique possède en effet un fragment de Vérité qui n’est pas exactement identique aux fragments de Vérité détenus d’autres historiens ayant étudié le même sujet.
On ne reconstituera probablement jamais le grand miroir de la Vérité, mais on peut en tout cas s’amuser à aller dénicher certains fragments de Vérités oubliés, cachés ou à découvrir.
C’est du moins ce que nous allons essayer de faire à travers nos différentes enquêtes.
Pour nous suivre: X, Instagram, TikTok, YouTube.
☕ Pour soutenir notre travail 🙏 : https://buymeacoffee.com/fragmentsdeverites
bc1q4cr7wug00qynly4wa8wh887uk30k6ft6kv39mq









